La télémédecine : Espoir, définition et réalité (MAJ du billet du 27/09/2016)

Voilà comme promis une mise à jour de notre billet  » La télémédecine : Espoir, définition et réalité. » du 27 septembre dernier.
La chute était :
« Avec le développement de la santé connectée, la montée en puissance de la télémédecine participera à la transformation de notre système médical.
Un rapport de la Haute Autorité de santé (HAS) est prévu pour ce 30 septembre 2016 ! Il doit dresser le bilan de l’expérimentation en cours. « 

La fulgurance légendaire de nos tutelles a encore frappé, voilà résumé en quelques lignes les avancées telles qu’elles sont présentées dans ce fameux rapport programmé mis en ligne le 30 Janvier 2017
Il faut également lire sur le sujet, notre billet :  » Le groupe AXA, l’art de sortir des sentiers battus grâce à la télémédecine.« 

Voilà le rapport finalement déclassé « rapport préalable » :

Rapport préalable expérimentations relatives à la prise en charge de la télémédecine Haute Autorité de Santé HAS

Nous vous avons sélectionné quelques morceaux choisis de ce qui est une sorte d’anti-rapport car rien de décisif n’a finalement été réalisé, du texte original…

« Selon l’article 36 de la de la loi n°2013-1203 de financement de la sécurité sociale » pour 2014, au terme de ces expérimentations, la HAS est chargée de réaliser une évaluation en vue d’une généralisation, qui fait l’objet d’un rapport transmis au Parlement par le Ministre chargé de la santé avant le 30 septembre 2016.
Le démarrage des expérimentations n’étant pas effectif à ce jour, la HAS n’a pas été en mesure d’en réaliser l’évaluation.
Le présent rapport est donc un rapport préalable qui retrace les principales étapes de l’élaboration des cahiers des charges des expérimentations relatives à la prise en charge par télémédecine en deux temps :

1. cadre expérimental initial, avec la publication du cahier des charges relatif à la prise en charge par télémédecine des plaies chroniques et/ou complexes
2. évolution du cadre des expérimentations, avec la publication du cahier des charges dit « générique » en vigueur relatif aux actes de téléconsultation et télé-expertise. « 

Les 62 pages du rapport préalable ont au moins l’intérêt de faire le point sur la télémédecine en général, de rappeler la définition légale, le cadre réglementaire, la stratégie des tutelles, de détailler les expérimentations prévues ou en cours, et leurs évaluations également « prévues ».

Bien sûr nous regrettons cette lenteur administrative, mais la télémédecine devra réellement révolutionner le cadre et la nature même de l’offre de soins.
La tâche est donc très lourde pour permettre grâce à ces nouvelles techniques de l’information et de la communication de rapprocher le citoyen du système de soins. En particulier les patients atteints de pathologies chroniques bénéficieront d’un suivi plus régulier voir continu, ainsi que les patients à mobilité réduite ou géographiquement isolés.
Il est ainsi normal que les pouvoirs publics prennent le temps d’organiser ce nouveau paysage de l’organisation du soin, la critique est aisée…

Mais il nous parait essentiel compte tenu des tergiversations administratives habituelles, de mettre en valeur les initiatives des acteurs du secteur privé qui ont pris à bras le corps et depuis quelques années ce dossier de la télémédecine. Il s’agit des médecins eux-mêmes, qui, encouragés par la demande du public très inquiet par les difficultés croissantes de consulter, ont créé des plates formes de téléconseil, puis de téléconsultation (dès l’obtention des autorisations), offrant leur service aux entreprises et aux assureurs … Il s’agit également des assureurs (Voir notre billet Le groupe AXA, l’art de sortir des sentiers battus) qui propose en direct ce type de service à travers leur contrat.

Ces initiatives du privé vont renforcer les liens entre le public et la médecine, réglant plus facilement et à moindre coût, la « bobologie » et autres pathologie bénignes. Facilitant l’orientation des patients le nécessitant vers une consultation classique ou vers un service spécialisé.

Cette nouvelle régulation sera bénéfique aux services d’urgence pris d’assaut par le public en dehors des heures d’ouverture des cabinets médicaux par ailleurs surchargés, et en raison des carences des services de gardes.

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