DGX-1 de Nvidia, le super ordinateur dédié au Deep learning, va booster la recherche médicale.

Voilà analysé, traduit, commenté et résumé pour vous, l’article d’Élisabeth Woyke mis en ligne ce 14 décembre concernant les nouveaux supers ordinateurs dont nous avons déjà parlé dans l’interview de Jérôme Pesenti (le maître de l’Intelligence Artificielle (AI) par innovationesante.fr publié le 16 novembre 2016).

Quelques courtes notes explicatives sont données en annexe pour ceux dont les termes GPU, et autre HPCC, ne sont que d’obscurs acronymes. Référence de l’article en Anglais « The Pint-Sized Supercomputer That Companies Are Scrambling to Get« 

Le super ordinateur DGX-1 Mis au point et commercialisé par la société Nvidia va booster le travail des chercheurs notamment dans le cadre de la santé connectée.

Nous vous avons déjà parlé de cette fabuleuse machine, que nous avions détecté, elle venait d’être introduite l’automne dernier dans quelques lieux de recherche privée et universitaire. Nous avions même demandé à Jérôme Pésenti (voir l’interview), si l’utilisation de ce nouveau supercalculateur était importante pour aider la recherche médicale. Jérôme Pésenti nous avait répondu que l’ordinateur n’était qu’un moyen pour arriver à une fin, et en bon spécialiste du Software, il ajoutait, que c’était pour lui un outil de plus…

Mais nous pouvons tout de même constater que ce super ordinateur va considérablement aider la recherche médicale et la clinique en général. Il permet de traiter des problèmes en gagnant énormément de temps par rapport aux outils classiques. Notre ordinateur magique est conçu pour le Deep Learning il a une puissance de calcul équivalente à 250 serveurs conventionnels. Les premiers utilisateurs de DGX-1, nous dit Elisabeth Woyke, nous font part de ses avantages permettant de réaliser des recherches avec un considérable gain de temps, cela est vrai en sciences fondamentales, dans le domaine financier, mais aussi et c’est cela qui nous intéresse, dans le domaine de la recherche et des soins médicaux.

La puissance de cet ordinateur est au service d’algorithmes de Deep Learning qui sont beaucoup plus puissant et permettent aux chercheurs de gagner du temps. Le DGX-1 coûte environ 130 000 $ cela est très nettement supérieur à l’investissement habituel que les entreprises réalisent en informatique classique. Mais la machine est immédiatement utilisable, la prise en main par le chercheur ne demandant que quelques heures.

À ce jour moins de cent sociétés ont acheté DGX-1 qui n’est livré que depuis l’automne dernier. Jackie Hunter CEO de Benevolentbio (Jérôme pésenti est le CEO de benevolentech l’autre division de BenevolentAI) annonce que son équipe a été capable de réaliser des programmes de recherche trois à quatre fois plus rapidement que si elle avait utilisé un système informatique classique (BenevolentIA recherche de nouvelles molécules utilisables pour traiter des cancers rares, des maladies neuro dégénératives…). Jackie Hunter précise que de nombreux modèles expérimentaux ont pu être bouclé en quelques heures ou quelques jours alors qu’il fallait avant plusieurs semaines.

L’Hôpital général du Massachusetts utilise cet ordinateur qui leur est devenu indispensable pour traiter un très grand nombre de données de types très différents, l’hôpital a commandé une deuxième machine.

Le MGH’s Center for Clinical data Science qui a un accès à la machine de l’hôpital déclare qu’il est essentiel d’avoir ce type d’ordinateur lorsque l’on doit incorporer non seulement un très grand nombre de données de radiologie mais également des informations du génome et des dossiers médicaux électroniques des patients.

Cette énorme masse de données nécessite afin d’être traitée, une très grande puissance de calcul, plus à la portée de ces nouveaux ordinateurs que les systèmes classiques. Les laboratoires publics américain Argonne et Oak Ridge utilisent ces machines notamment dans le cadre de l’ambitieux programme défendu par Joe Biden appelé « Cancer Moonshot project ».

Le président Obama a désigné au début de l’année 2016 le Vice-président pour prendre la tête du projet baptisé « National Cancer Moonshot ». Le président américain ne vise pas moins que de « mettre un terme au cancer une fois pour toutes »…

Le super ordinateur est particulièrement le bienvenu dans tous les projets de recherche sur l’intelligence artificielle. La société Ndivia a donné le premier ordinateur qu’elle a produit à une société non commerciale travaillant sur l’intelligence artificielle. Ndivia a donné neuf autres systèmes à des universités qui ont des départements de Deep Learning avancés, c’est le cas notamment des universités de New York, Stanford et de Toronto.

En raison de son prix, de nombreuses sociétés ne souhaitent pas encore acquérir le DGX-1, et décident de mettre à niveau leur système informatique traditionnel en incorporant dans leur machine les cartes GPU, qui caractérise DGX-1. C’est ce qu’a décidé la très emblématique entreprise de la silicon valley, particulièrement en pointe dans le domaine de l’intelligence artificielle appliquée à la médecine : le laboratoire AI de Baidu, la société pense qu’elle pourra tout de même accélérer ses recherches sur l’intelligence artificielle d’un facteur d’environ 3,5 fois.

Mais le super ordinateur va toutefois de plus en plus concurrencer ces systèmes classiques.

De plus en plus de sociétés déclarent vouloir utiliser ses nouveaux ordinateurs pour traiter les sommes considérables de données relatives aux soins et à la recherche médicale. Il est probable que les effets se feront sentir sur l’accélération des programmes de recherche concernant, les cancers, les maladies rares, les maladies neurodégénératives… Ainsi que sur la gestion des données médicales (imagerie, dossier médical, données médicales des systèmes de santé…).

Compter sur nous pour surveiller l’apparition des premiers résultats spécifiquement issus de cette explosion de l’utilisation de l’intelligence Artificielle dans le domaine de la Médecine autorisé par ces supers ordinateurs devenus intelligents.

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